frédéric périmon
“personne ne remplacera mike brant”
16 septembre - 3 novembre 2003
in association with RÉSONANCE
Le projet de l’artiste sétois Frédéric Périmon brouille les repères temporels coutumiers par le biais de sculptures et de vidéos.
Dans ses actions comme dans ses objets, Périmon ne convoque jamais rien sans son contraire et organise méticuleusement la confusion des sens.
Sur les écrans du modernartcafé se trouvent confrontés un journal télévisé contemporain et les anecdotes de la presse bien-pensante des annes 1900, tandis que les sculptures présentées conjointement frolent l’esthétique d’une science-fiction obsolète :
mêlant résine et objects détournés, elles éludent la question de la représentation par leur aspect à la fois industriel et incongru.
RÉSONANCE
Rien que pour ce titre velouté, ironique comme le kitsch et pur comme le coeur transi d’une vieille fille nostalgique, Frédéric Périmon mérite sa place dans « Résonance », le parcours associé de la biennale.
Pourtant, on a beau chercher : nulle trace de l’interprète de « C'est ma prière » dans ses sculptures suspendus, imbrications d’ustensiles « fashion » d’autrefois et d’indices sexuels détournés.
La forme gironde d’une ancienne « Am 8 » côtoie des formes phalliques surgies de quelque science-fiction bédétisante.
Notre plasticien sétois serait-il un fétichiste pétri d’humour spatiotemporel, à la recherche de sa Barbarella à résille ? Qui sait ? Ou plutôt qui saura, qui saura, qui saura..a..a...
Le Progrès
